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Adopter le Numerus clausus, assurer une régionalisation de l¹ordre
professionnel, supprimer la TVA sur les médicaments, lutter contre les
commerçants de médicaments, obligation de la formation continue au
profit de pharmaciens et possibilité de leur intégration dans la
fonction publique, implication de la profession dans l¹élaboration de
la politique sanitaire du paysŠ Telles sont quelques-unes des quinze
recommandations approuvées par le troisième congrès national du Conseil
régional des pharmaciens du nord tenu les 20 et 21 avril à Fès, sous le
signe : «Régionalisation des conseils de l¹ordre de pharmaciens».
Afin d¹assurer cette régionalisation et d¹octroyer aux dits
conseils leur autonomie et des prérogatives larges, le congrès a
recommandé la nécessité de procéder à une «refonte radicale, globale et
rénovée» des dispositions du dahir du 17 décembre 1976 instituant
l¹ordre de pharmaciens, ainsi que de son décret d¹application de 1977. Il a aussi préconisé de revoir le nouveau Code de pharmacie et
des médicaments en introduisant le numerus clausus comme critère pour
l¹ouverture de nouvelles pharmacies d¹officine. Ce critère tient compte
du poids démographique et non pas la distance de 300 m contenue dans la
nouvelle législation.
Sur le plan fiscal, le congrès a appelé à la suppression de la TVA
(taxe sur la valeur ajoutée) frappant les médicaments, et à la révision
de l¹accord fiscal concernant les pharmaciens, dans le sens de «
prendre en compte leurs intérêts» Afin d¹«ouvrir de perspectives larges» devant la profession, les
participants au congrès ont recommandé d¹ouvrir de nouvelles
spécialités dans les facultés de pharmacies telles que la pharmacie
clinique, pharmacie industrielle, pharmacie hospitalièreŠ
La nécessité pour les pouvoirs publics de contribuer au soutien de
la mutuelle générale de pharmaciens, en escomptant le montant de
cotisation du pharmacien du système fiscal auquel il est soumis, figure
parmi les recommandations du congrès.
Le département de l¹agriculture et du développement rural est
sommé de revoir la loi du 25 décembre 1980 autorisant les médecins
vétérinaires à vendre les médicaments vétérinaires. Aussi le congrès a-t-il recommandé d¹inciter les autorités
compétentes à lancer des «campagnes d¹assainissement» à l¹adresse de
commerçants de médicaments autres que les pharmaciens. Le ministère de
tutelle est appelé à impliquer les ordres professionnels dans
l¹élaboration, mise en ¦uvre et évaluation de la politique sanitaire. Outre la recherche des moyens pour un «compromis» entre les
dispositions éthiques de la profession et les exigences de
compétitivité commerciale, les participants au congrès ont recommandé
l¹élaboration d¹un projet de partenariat avec le ministère de la Santé
et l¹ordre d¹ingénieurs topographes.
Mise à niveau
du pharmacien
Afin de permettre un accompagnement des transformations que connaît
leur secteur tant au niveau national qu¹international, les pharmaciens
du Nord ont plaidé pour améliorer les méthodes scolaires se rapportant
au secteur de la santé et à la pharmacologie et la modernisation de
leur contenu. Sur le plan de la formation, les participants ont recommandé la
nécessité de rendre obligatoire la formation continue au profit des
pharmaciens et la création de commissions nationales qui veillent sur
cette question, de réfléchir «avec responsabilité» à la mise à niveau
du pharmacien et l¹amélioration de sa compétence professionnelle à
travers son intégration et embauche dans tous les domaines de la
fonction publique, la reconnaissance de leur rôle et leur capacité de
prendre des mesures juridiques et sociales réalistes afin de contribuer
à contrecarrer les «dysfonctionnements» menaçant la profession, en plus
d¹oeuvrer pour créer le Conseil supérieur de la santé avec la
participation de tous les acteurs du secteur, ont été parmi les
recommandations du congrès. Ces recommandations ont été le fruit du travail des trois ateliers et cinq séances de débats constitués à cet effet.
Au terme des travaux, cinq commissions furent constituées dans
l¹objectif de veiller au suivi et à la concrétisation des
recommandations.
Par ailleurs, les participants ont condamné les actes terroristes
qu¹a connus le pays et ont exprimé leur soutien la proposition
marocaine relative à l¹autonomie des provinces sahariennes.
Mustapha Znaidi
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